Pour lutter contre les déserts médicaux, l’État et les collectivités mobilisent plusieurs dispositifs d’aide à l’installation dans les zones identifiées comme sous-dotées. Voici les principaux mécanismes en vigueur en 2026.
Les ZFRR (Zones de Revitalisation Rurale)
Les médecins qui créent ou reprennent une activité en ZFRR bénéficient d’une exonération d’impôt sur les bénéficespendant 5 ans (dégressive les 3 années suivantes), d’une exonération possible de CFE et d’allégements de charges patronales.
Le zonage est consultable sur le site de l’ARS de votre région. Attention : la ZFRR doit être reconnue à la date de création de l’activité.
Le CESP (Contrat d’Engagement de Service Public)
Le CESP s’adresse aux étudiants en médecine à partir de la 2e année. Il consiste en une allocation mensuelle de 1 200 €en échange d’un engagement d’installation en zone sous-dotée pendant une durée équivalente à celle de la perception de l’allocation (minimum 2 ans).
Le CAIM et les contrats conventionnels
Le CAIM (Contrat d’Aide à l’Installation des Médecins) propose jusqu’à 50 000 €pour une première installation en zone intervention prioritaire (ZIP) ou zone d’action complémentaire (ZAC). Le montant est versé en deux fois (à l’installation et après 1 an d’activité).
D’autres contrats existent — COTRAM, COSCOM, CSTM — selon votre mode d’exercice (collaboration, remplacement, multi-sites).
Les aides des collectivités
Nombre de communes, départements et régions proposent des aides cumulables : mise à disposition gratuite de locaux, prise en charge de l’URSSAF la première année, primes d’équipement, logement de fonction. À négocier directement avec les élus locaux.
Le cumul de ces aides peut représenter 80 à 120 k€ sur les 5 premières annéesd’installation en zone très sous-dotée. C’est un levier financier souvent sous-estimé dans les projections de revenus.